LES VILLAGES D'ALSACE

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LA BROQUE

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La Broque

Carte-Repère-Village IIDépartement: Bas-Rhin

Code Postal: 67130-67570

Arrondissement: Molsheim

Canton: Schirmeck

Com-com: de la Haute Bruche

Située dans la vallée de la Bruche, La Broque est la commune la plus peuplée du canton de Schirmeck.La Broque (5)

La Broque (6)

La Broque (1)

La Broque (2)

La Broque (4)

La Claquette, une des 7 annexes de la commune.La Broque-La Claquette (1)

La Broque-La Claquette (3)

La Broque-La Claquette (2)

LA BROQUE région Région de Strasbourg


Commentaires sur LA BROQUE

    Bonjour,

    J'ai vécu 13 ans à La Broque ! Une partie à Vipucelle, Rue du repos et une autre Rue du Gal De Gaulle.

    J'ai beaucoup de souvenirs, en voici quelques uns sous forme d'un poème :

    Au long de tes rives ligneuses, serpentantes,
    Vallées s'étalent ou s'étirent.
    Les ruisseaux affluent, tu es avenante.
    Les grenouilles, vers l'amont, se mirent ;
    Sur tes berges, les pêcheurs vont plus en aval,
    Taquinant, ablettes, truites, brochets.
    De tes eaux les hommes nourrissent un canal
    Où enfants font des ricochets.

    Puis ton onde au loin s'agite, elle se presse,
    Saute par-dessus de gros rochers
    D'où mille perles brillent et scintillent de finesse.
    Aux matines, tintent dans les clochers,
    Les carillons qui éveillent les moineaux.
    Phoebus, levant sur le nadir,
    Les fermettes s'animent aux petits hameaux.
    Toi tu cours vers ton avenir !

    Chez toi, je retrouve toujours mon enfance
    Les cigognes et les hirondelles,
    Claquettent, piaillent, nichent et volent en cadence,
    Battant l'air chaud du bout des ailes.
    Quand j'évoque tes bords, je suis tout tremblant,
    L'été nulle chute en cascade,
    Ton lit est jonché de pierres cuites à blanc,
    Car tes rus sont en escapade.

    Autour de la vanne, là, nous nous baignions,
    Nos cris montaient haut dans l'azur.
    Aux prés se faisaient les grandes fenaisons,
    Où arbres, pliant leurs ramures,
    Offraient leurs fruits tous gorgés de soleil,
    Jusqu'à craquer leur tendre peau.
    Venait le couchant, là c'était merveille,
    Il annonçait un renouveau...

    L'automne montre l'esprit bohème à souhait ;
    Mais les mois sont si propices...
    Les bois et guérets vêtent leurs beaux attraits,
    Donnant mille fois plus que prémices,
    En fait, prés, vergers, ne sont pas en reste.
    Faut voir l'ardeur de ses faucheurs,
    La sueur n'arrête pas leurs gestes lestes,
    Car les soirs donnent la grande fraîcheur !

    Au bourg, des gamins jouent encore aux billes,
    Les mères bavardent et tricotent,
    Mais dans le déclin monte un dernier trille...
    Les laboureurs offrent la glèbe en motte
    Que le sage Auguste ensemencera,
    Escomptant sur les lendemains,
    Futur plus grandiose, où, humble l'on sera
    Courber devant Dieu, joignant les deux mains !

    Général hiver entre en sa campagne,
    Et la neige, de son manteau blanc,
    Couvre les plaines, les vallons, les montagnes.
    Le fin stratège étale son plan,
    Peu à peu, ton lit se glace, se nervure.
    Par-ci, par-là, une congère,
    Le vent glacial souffle fort dans les ramures,
    Deux corbeaux planent en compères.

    Les oiseaux sont tristes et pris de frissons ;
    Le givre, tissant de fines dentelles,
    Orne de guirlandes, les taillis, les buissons...
    Cisèlements non éternels !
    Aux jardins se dressent des bonhommes de neige ;
    Ô ! la bataille semble bien perdue,
    L'astre luisant, fleurissent les perce-neige,
    Des colombes volent dans la grande nue...

    Voici que printemps montre son bout de nez,
    Cheminements vers les douces promesses !
    Tes rus sautent du lit, mais qui a sonné ?
    «Je ne sais»... Ah, je suis en liesse !
    De toute part éclatent, bourgeons écailleux,
    Dame Nature, elle, se reverdie ;
    Ton sens intime, Bruche, n'est pas si vieux,
    D'y repenser, je m'enhardis...

    Aux creux des ravins habite l'anémone,
    Des rameux en fleurs, siffle le merle,
    Les mésanges ont mis leurs habits cretonne,
    La pluie prépare ses précieuses perles...
    Toi rivière, ô Bruche, réglée en bon ordre,
    En tes fougues, vives, brusques, tu enserre
    La vallée, mon cœur, dans tes désordres...
    Pourtant de tout, en toi, j'espère !

    Marcel, alias plumedefou

    Posté par plumedefou, 16 mars 2017 à 09:18 | | Répondre
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